burn-out

Publié le 3 Janvier 2019

A mourir de rire !

Mourir est un mot bien trop faible face à l'ampleur du carnage.

"Oui Monsieur Péret, votre femme et sa collègue de bureau ont un peu disjoncté."

 

Dans "Burn-out" Stéphane Fatrov retrace les découvertes d'un policier devant la boucherie perpétrée par Madame Péret rejointe rapidement par Nathalie- deux femmes subissant le harcèlement au bureau- l'une moral et l'autre sexuel.

 

De manière méthodique et avec un humour noir, le policier raconte au mari par téléphone la journée sanglante qui vient de  se dérouler. 

 

L'humour au vitriol arpente chaque étage de cette charmante société où les femmes sont payées -20% inférieur aux hommes, le DRH se souviendra de ses -20% de gland en moins. (remercié la déchiqueteuse qui a su les réduire). Si vous recherchez la secrétaire de direction siliconée, la jeune recrue a dû abattre le Gremlins sortant des toilettes. Concernant la femme de Monsieur Péret, le vétérinaire a dû s'y prendre à deux reprises pour réussir à l'endormir avec un narcoleptique pour cheval .

 

Si vous avez envie de rire d'un sujet difficile, car le harcèlement est une chose grave et que vous ayez envie de dédramatiser (si c'est possible) la situation, Stéphane Fatrov déride les zygomatiques en transformant les plus grands fantasmes des harcelés en réalité littéraire. Qui n'a jamais rêvé (ne serait-ce qu'un instant) de régler un  problème de société?

Pardon ?... quand elle oublie de prendre ses antidépresseurs elle peut devenir légèrement susceptible...(D'un ton estomaqué.) "Légèrement susceptible", j'adore votre sens de la mesure monsieur Péret. (A ses hommes.) On en est à combien les gars?...23. Jusqu'à présent 23 morts, et on n'a pas fini de compter monsieur Péret, et vous me dites qu'elle peut devenir légèrement susceptible...J'ose à peine imaginer ce qu'elle peut devenir quand elle est très susceptible !!...Enfin, j'imagine un peu, elle a assommé douze de mes hommes avant qu'ils ne réussissent à l'immobiliser...

...En toute logique il devrait y avoir un corps d'homme derrière ces parties génitales, or, ici, il n'y en avait pas sur la photo, elles semblaient comme flotter magiquement dans les airs !...Des trucs bizarres j'en ai vu dans ma vie de commissaire, vous pouvez me croire monsieur Péret, mais des lévitations de couilles, jamais !

D'un mouvement brusque de bravoure inconsciente, il a tendu ses bras en avant pour tenter de s'emparer des haches, mais elles ont eu plus de réflexes que lui, et ses deux bras se sont très vite désolidarisés de son corps en tombant sur le sol. Tout ce qu'il a su dire c'est un horrible : "Aahhh..." de douleur. Je sais monsieur Péret, il aurait pu sortir un truc original du genre : "Quelle violence ! Les bras m'en tombent", ou moins audacieux comme : "Plus de bras plus de chocolat", mais dans ce genre de circonstance tragique on manque toujours cruellement d'humour...

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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Humour noir, #harcèlement, #violence en entreprise, #Burn-out

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