attentat

Publié le 7 Février 2019

L'indépendance de l'Algérie, au coeur de l'histoire !

Le décor est planté, le cœur de l'Algérie est en ébullition durant l'année 1961. La lutte pour l'Indépendance est en marche et les affrontements sont terribles. Des groupes de terroristes dans diverses organisations combattent contre la France et toutes ses autorités. 

Georges Salinas (ancien membre de la BRI : Brigade de Recherche et d'Intervention) livre sa version des faits dans un polar d'une finesse et d'une véracité déstabilisantes. Intervenant dans l'Hyper Cacher et au Bataclan, il constate avec inquiétude d'étranges similitudes avec les attentats d'Oran. Certes ce pan de l'Histoire a été analysée par des spécialistes; cependant Georges Salinas regrette que la vision des policiers intervenus ne fût pas abordée. Que cela ne tienne, l'auteur pâlit à ce manquement.

 

Ce polar raconte une lutte acharnée entre un policier Antoine et son équipe contre des terroristes appartenant à divers groupes. La mort débute à Oran et continue les prolongations à Paris. Sa vision permet de comprendre les volontés de chacun et confirme la difficulté d'appartenir ou non à l'Algérie. Chacun campe sur ses positions et le seul moyen d'affirmer sa suprématie passe par les armes. 

 

L'auteur ne porte pas de jugement sur les motivations des protagonistes. Il séquence les faits, rapporte les moyens mis en œuvre pour réduire l'insurrection.  Les faits réels se mélangent aux personnages fictifs au rythme des attentats . L'amour redonne espoir en une fraternité fragile.

 

Dans un rythme soutenu comme une guerre des nerfs, Georges Salinas s'attache au dur labeur de décrypter la Guerre d'Algérie 

 

 

L'Algérie s'embrasait, pas seulement à cause de ce soleil de plomb mais aussi à cause de la tension qui régnait entre les hommes. La guerre faisait rage depuis plusieurs années entre les partisans de l'indépendance et la majorité des pieds-noirs soutenus officiellement par la métropole. Une violance implacable s'était installée dans les deux camps, chacun convaincu qu'il luttait pour sa survie. Un combat où tous les coups étaient permis.

Antoine se réveilla dans une chambre de la caserne Magenta. Il avait quitté l'hôpital militaire et était sous bonne garde. Les blessures lui tiraient la peau sur les deux côtés de la poitrine. Une balle l'avait traversé de part en part, sans toucher d'organe vital. Il avait encore eu beaucoup de chance. Combien lui restait-il de vies déjà? Mieux valait ne pas compter.

Le commissaire Flachez entra dans la chambre. "Antoine, ta famille est là. Ne t'inquiète pas. Tu as encore grillé un joker mais tu es toujours en vie. Neuf vies comme les chats ! Pour moi et pour nos compagnons, tu resteras plus que jamais Le Chat d'Oran !"

Nourreddine se leva après avoir attrapé sa valise. Aavant de s'éclipser, il se rapprocha de Khaled. "Tu es un frère pour moi, lui dit-il presque en chuchotant et en le regardant droit dans les yeux. Mais si tu me trahis un jour, je te tuerai, toi et toute ta famille…"
Khaled regarda son ami. Il avait changé. Il était devenu implacable, prêt à tout, même au sacrifice des siens. "Tiens-toi prêt, lui dit-il en adoptant un ton ferme pour essayer de cacher son trouble. Je t'appellerai pour te confirmer la rencontre.

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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Roman, #Guerre, #Attentat, #Algérie, #Le Chat d'Oran, #Georges Salinas

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