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Publié le 28 Mars 2020

ASSANGE, l'antisouverain : Juan Branco

A l'heure de la remise en cause des décisions étatiques, Juan Branco, avocat de Julian Assange, propose de redéfinir le pouvoir dans sa forme philosophique première lui opposant les règles du pouvoir actuel.

L'auteur raconte son rapport au pouvoir et les conséquences secrètes mises en perspective par l'Etat lorsqu'un élément "dissident" décide de mettre en lumière des faits imputables à la plus haute autorité. Il revient sur le parcours de Julian Assange qui, par le biais des réseaux modernes, a tenté de redéfinir les règles du jeu et porter atteinte à l'Etat en apportant des preuves réelles des intérêts géopolitiques du gouvernement américain dans des guerres, dans la surveillance des individus dans tous les pays du monde et dans d' autres faits. 

Sa volonté de rétablir la vérité lui vaut une incarcération sous haute surveillance. Le désir de l'Etat de le bâillonner a engendré une remise en cause du pouvoir en lui-même. L'individu est devenu un pion sur un jeu d'échecs où le roi (l'Etat) mène la danse. L'individu doit obéir aux ordres et rester un mouton dans la masse. Tout individu perturbateur est condamné. Les enjeux du pouvoir interdisent tous les rapports de forces que seule une poignée d'individus transgresse pour obtenir notre liberté.

La cause demeure juste cependant Juan Branco utilise un langage très soutenu qui je l'avoue perd le lecteur dans des méandres phrastiques.

 

A lire en gardant à l'esprit sa propre liberté de penser!

La volonté d'algorithmiser le réel, dès qu'on sort des espaces disciplinaires ou instrumentaux où il trouve une utilité directe en tant que moyen clairement identifié au service d'une fin assumant sa subjectivité ontologique, apparaît comme l'expression d'un fantasme d'absoluité plus générique, dont la première exigence est de faire renoncer à une certaine forme de pensée : arrivés à une certaine ataraxie, fantasmatique bien entendu, voilà que nous décidons d'arrêter le temps et le cours de la pensée, d'interdire l'avènement de tout évènement réel ou conceptuel, afin de contrôler enfin le devenir et d'ainsi nous statufier. On peut comprendre sans pour autant partager cette fantasmagorie, et dès lors s'exiger de s'opposer aux velléités de factualisation visant à faire advenir un vouloir qui

traverse tout être ayant une quelconque position de dominance, et se réclamer au contraire d'une perspective inverse : le rapport à l'étrangeté étant inscrit dans notre rapport au langage, ce serait à l'acceptation de cette étrangeté de nous guider dans l'établissement de notre rapport au monde, et non à sa définition, a fortiori appauvrissante. L'avènement du fantasme en tant que réalité omniprésente et prédictible, et non en tant qu'évènement ponctuel, inattendu ou partie à un horizon réalisable, reviendrait en effet à évider le dernier. L'avènement du métafantasme consistant à interdire au langage et au réel toute divergence, reviendrait en faits à abolir toute forme de langage, et dès lors à interdire toute possibilité de fantasme.

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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #2020, #pouvoir politique, #Assange, #Wikileaks

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