ariel zweig

Publié le 22 Mai 2019

L'adieu à l'ancien monde : Ariel Zweig

Pour les pessimistes, passez votre chemin, ce manifeste est trop réaliste pour vous mettre du baume au cœur ! 

La sentence est sans appel, le Monde va droit dans le mur si nous (oui nous), à notre petite échelle, n'intervenons pas. Ariel Zweig, de manière énergique et vociférante, nous condamne à notre propre bêtise. Elle dresse un portrait négatif de notre société qui va mal et se laisse abuser par des lobbyistes. Les catastrophes se multiplient, les implications financières dans les régimes politiques prolifèrent, la religion tente de pallier à la désertification de la philosophie mais sans franc succès, les couples battent de l'aile et les enfants ne croient plus en un avenir idyllique. La terre se meurt sous les yeux cupides des plus grosses richesses. Le pauvre s'appauvrit avec sa dépression, en guise de gain de consolation. Les maladies rentabilisent les bénéfices des sociétés pharmaceutiques. Le sucre condamne le sel et le jeu se poursuit dans l'autre sens.

 

Ce manifeste pousse, dans sa clarté, à se rebeller, à prendre conscience du monde dans lequel nous vivons et surtout à résister. Les individus sont restés en léthargie face à ce monde en mutation. Le texte vif et incisif engendre notre remise en question pour obtenir un avenir meilleur pour nous-même mais surtout nos enfants. L'avidité doit mourir au prix de l'humanité.

L'amitié s'entretient. Comme une pelouse. La couper. L'arroser. Mais l'herbe est résistante. Deux ans, c'est hier. Les amis apparaissent, disparaissent dans les brumes de l'oubli. Les amis sont des fils d'information. Ils ont une histoire, une vision, des parents, un travail, des maisons, des femmes, des maris, des enfants.

Agro-industries, polluant sans souci. Traquant les animaux victimes de torture. Empoisonnant les sols au nom du rendement. Balayant la raison pour la cupidité. Eliminant les paysans, ces gêneurs.

Jungles africaines tronçonnées par les grands bûcherons blancs. Forêts amazoniennes soufflées pour les marges d'agro-industriels repus. Pampas dévastées de soja implacable. Equateurs brûlés pour les palmes homicides.

La mort, c'est la vie. Notre faiblesse : procréer comme des lemmings, infernal grouillement, villes de dizaines de millions, continents de milliards. Notre hubris : nous croire invulnérables, supérieurs, destinés, protégés des dieux. Consommant en quelques siècles les ressources de milliers de millénaires. Notre Némésis : Gaïa élague

Respire : Mickey 3D

Approche-toi petit, écoute-moi gamin,
Je vais te raconter l'histoire de l'être humain
Au début y avait rien au début c'était bien
La nature avançait y avait pas de chemin
Puis l'homme a débarqué avec ses gros souliers
Des coups d'pieds dans la gueule pour se faire respecter
Des routes à sens unique il s'est mis à tracer


Les flèches dans la plaine se sont multipliées
Et tous les éléments se sont vus maîtrisés
En 2 temps 3 mouvements l'histoire était pliée
C'est pas demain la veille qu'on fera marche arrière
On a même commencé à polluer le désert


Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

D'ici quelques années on aura bouffé la feuille
Et tes petits-enfants ils n'auront plus qu'un oeil
En plein milieu du front ils te demanderont
Pourquoi toi t'en as 2 tu passeras pour un con

Ils te diront comment t'as pu laisser faire ça
T'auras beau te défendre leur expliquer tout bas
C'est pas ma faute à moi, c'est la faute aux anciens
Mais y aura plus personne pour te laver les mains
Tu leur raconteras l'époque où tu pouvais
Manger des fruits dans l'herbe allongé dans les prés

Y avait des animaux partout dans la forêt,
Au début du printemps, les oiseaux revenaient

Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves
Quelque part assassin, ici bien incapable
De regarder les arbres sans se sentir coupable
A moitié défroqués, 100 pour cent misérables
Alors voilà petit, l'histoire de l'être humain


C'est pas joli joli, et j'connais pas la fin
T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou
Qu'on remplit tous les jours comme une fosse à purin

Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire
Tu vas pas mourir de rire et ça c'est rien de le dire

Il faut que tu respires (x4)

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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Manifeste, #Ariel Zweig

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