albert einstein, bruxelles

Publié le 10 Mai 2018

J'ai perdu Albert : Didier Van Cauwelaert

Et si Einstein libéré de son enveloppe charnelle, réalisait ses rêves. Oui, mais au dépendant de qui? Les êtres encore en vie, survivront-ils aux directives peu orthodoxes de ce scientifique à la crinière un peu folle ? Être habité par un autre esprit peut-il avoir ses avantages ? Pour une voyante ou une femme qui dialogue avec les esprits sûrement mais un serveur de café sauveur d'abeilles la question reste en suspens ou encore une étudiante en sciences. 

 

Didier Van Cauwelaert tente de résoudre l'énigme. De nouveau l'auteur emmène son lecteur dans une dimension naviguant entre réalité et paranormal. Un homme, une femme et un esprit pour le moins incongru se livrent à un triangle amoureux amusant. L'histoire en devient loufoque dans des situations burlesques où l'esprit facétieux d'Einstein joue les troubles faits.

 

Dans notre époque actuelle croire aux esprits devient à avouer une part de folie. Didier Van Cauwelaert joue avec la dualité persistante entre la notoriété et l'hypocrisie ballottant tous les siècles. Albert revient pour faire la lumière sur ses essais scientifiques, sur la création de la célèbre formule E=mc2 et pourquoi ne pas devenir un entremetteur amoureux.

 

A vous de découvrir un personnage obséquieux et parasitaire qui hante les esprits !

Ce roman est idéal à transporter dans sa valise cet été.

 

Je suis la voyante la plus en vue du pays et, depuis hier midi, je ne vois plus rien.

- Il me dit d'aller vivre à Bruxelles. attaque-t-elle en s'asseyant sur la glacière de leur pique-nique, enroulée dans une serviette éponge. Pourquoi?

Avec diplomatie, l'infirme interrompt la mastication de son sandwich pour suggérer qu'Albert veut sans doute qu'elle suive ses traces. Et d'argumenter avec une compassion ferme :
- Quand il est venu en France, les universitaires l'on très mal reçu...Aussi butés que sa prof. En fait, c'est à Bruxelles que tout a commencé pour lui. Au congrès Solvay, en 1911, tous les plus grands physiciens du monde ont découvert que ce petit employé minable était un génie absolu...

Je croyais connaître la solitude, j'ai découvert l'abandon. J'ai marché au bord du lac, espérant sans y croire que Zac, redevenu lui-même, jaillirait du restaurant pour s'excuser de ce qu'il avait pu dire à son insu, et me prendrait dans ses bras pour arrêter mes larmes.

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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Année 2018; Roman, #Albert Einstein, Bruxelles

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