Pour la vie d'artiste : Bartabas

Publié le 2 Novembre 2012

 Y a quelqu'un qui m'a dit de lire :

 

 Pour la vie d'artiste de Bartabas

 

 les-livres-0053.jpgLa vie d'artiste est souvent semée d'embûches. Bartabas, cavalier hors du commun, crée le premier théâtre équestre. Il travaille avec une passion pour sa monture et un respect des valeurs que son cheval et ses compagnons de route lui rappellent sans cesse. Pour lui, un artiste doit rester intègre, définir ses objectifs mais avant tout toujours respecter son public.

 La surmédiatisation de son art effraie cet artiste et l'oblige à réfléchir sur la finalité de son art. Pour lui, sa passion du travail bien fait abolit toutes les notions d'argent. Il reconnaît vivre de manière utopique mais il se donne les moyens de garder son rêve intact. Cette manière de vivre l'art compense les fins mois difficiles.

 L'artiste précise que seul un travail rude et passionné peut donner du plaisir aux spectateurs. Seul le regard émerveillé du spectateur est un gage de qualité.

 

 Pour donner plus de poids à ses valeurs, il fait appel à d'autres artistes qui partagent cette passion. Sa liste, non exhaustive, reprend des personnages de différents milieux artistes. Le lecteur découvre la philosophie d'un gastronome, des croqueurs d'images, de danseur, de photographes...

 Chacun porte en lui une notion de son art, le sublime. Il passe des heures à ajuster le goût, la matière, la vue, l'odorat pour que chaque spectateur appréhende le matériau avec justesse. La jouissance de l'artiste atteint son apogée quand une étincelle illumine l'oeil du spectateur.

 Les artistes communiquent la difficulté de plaire, de communier avec le spectateur. Ils abordent aussi les obstacles à la création et fixent leur propre manière de percevoir l'art. L'argent reste un sujet difficile à traiter. Cependant la seule note qui reste la plus importante est un plaisir de partage, d'offrir le meilleur de soi.

 

 Voici quelques citations tirées du manifeste:

 

 "Tandis que le cavalier travaille sans chercher à plaire, ceux qui le regardent n'attendent pas passivement qu'il les surprenne; ensemble, dans le matin du monde, ils en font un moment particulier, inhabituel pour eux, propice aux questionnements personnels."

 

" Chris (Christiansen) est l'artiste pur. Sa recherche de l'équilibre parfait dépasse bien entendu la simple question de son corps dans l'espace. C'est une quête mystique. J'admire cet effort, d'autant plus beau que personne ne le lui réclame, qu'il l'exige de lui-même, sachant que le but c'est le chemin, qu'il s'agit simplement de se lever chaque matin, d'exiger de soi, fût-ce avec un simple ballon entre les mains."

 

"Cabu et tous les autres (Reiser, le professeur Choron, Gébé, Wolinski...) m'ont appris l'insolence, le politiquement incorrect, l'audace ; ils m'ont entraîné dans ce formidable espace de liberté que l'époque permettait.

Cabu est de notre famille, il est un artiste de l'éphémère, de la rencontre immédiate avec le public. Son œuvre, que j'ai souvent vue saisie sur le vif, n'attend pas. La Une de Charlie Hebdo qui a accueilli un dessin de Cabu servira le lendemain matin à envelopper un kilo de pommes de terre sur le marché. La caricature se sait mortelle. Elle partage avec le spectacle vivant le privilège de connaître son sort."

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Rédigé par toujoursalapage

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