J'ai vendu ma bagnole à un Polonais : Pierre Gagnon

Publié le 27 Mars 2012

 les-livres-0003.jpgVous vous demandez pourquoi ce choix de lecture et voici la réponse: j'ai été attirée par le titre "J'ai vendu ma bagnole à un Polonais". Vous conviendrez qu'il n'y a rien d'anecdotique à vendre son véhicule à un Polonais, pas plus qu'à un Libanais ou un paysan du cru. Mais, sur le chemin du retour, cette petite phrase a eu le don de titiller mon esprit en l'abreuvant de nombreuses histoires concernant cette vente.

 Pierre Gagnon est un musicien québécois, qui s'essaie à la littérature. Il est connu au Québec pour son premier livre "5-FU" et en France, particulièrement, pour son oeuvre "Mon vieux et moi" où il abordait avec délicatesse la vieillesse et ses conséquences.

 Dans ce recueil de nouvelles, Pierre Gagnon se veut plus léger. Il dépeint les évènements élémentaires d'une vie, avec ses doutes, ses erreurs. Il met en évidence les travers de l'homme. Cet auteur renvoie à son lecteur son comportement parfois fantaisiste, parfois infondé.

 Quand Il décrit les personnages, ils ressemblent au lecteur car il a rencontré cette situation à un moment donné de sa vie. A-t-il bien agi ou au contraire a-t-il fui sa réalité?

 Dans ce livre, le lecteur rencontre la mort, la sienne et celle des autres; la vie, sa contemplation ou la volonté de la vivre à toute vitesse. Les scènes décrites appartiennent au quotidien : emmener une personne âgée dans une maison de retraite, vendre sa voiture, regarder une personne différente de vous....

 C'est un moment de lecture agréable qui effleure les moments agréables de toute une vie et les accidents de celle-ci.

 

 Voici quelques citations tirées du recueil :

 

 " La réadaptation de la victime fut longue et pénible, celle du champion n'eut pas lieu. le premier termina sa course en fauteuil roulant, l'autre ne roula plus jamais."

 " Pardon pour cette belle et grande famille unie au point d'en oublier le plus discret d'entre les siens, en se contentant d'être si peu humain et si vulgairement vivante. Ainsi soit-il !"

 " Mes petits doigts s'agrippaient au grillage et, bien qu' aveuglé par le soleil montant, j'observais ces hommes tristes et malheureux, montant dans leurs voitures pour se rendre au travail. Pareils à hier, pareils à demain.

 Alors, je compris de la vie qu'il faut tout tenter pour se la faire à notre goût. Aussitôt levé !"


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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #des news

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