Dis raconte moi une histoire (suite)

Publié le 19 Octobre 2010

 Je me réveillais en sursaut en sentant la couette de mon lit glissée sur le sol. Je mis quelques secondes pour éclaircir mes idées. Je m'étais bien assoupie dans mon canapé, mais je n'étais pas recouverte d'une couette. Je fis le tour de mon appartement et constatais que j'étais seule. Un frisson d'inquiétude parcourut mon corps. Je me relevais, fouillant du regard toutes les pièces: personne. Je vérifiais la porte d'entrée, celle-ci était bien fermée à double tour. Je me raisonnais en m'affirmant que je m'étais sûrement levée durant ma sieste et avais pris machinalement ma couette pour me réchauffer. Un effet du à ma très grande fatigue nerveuse.

 Je me resservis un excellent café, quand la sonnette retentit. Je saisis l'interphone. L'inspecteur était de retour avec du nouveau. Je l'invitais à monter. Une fois les salutations effectuées, je lui tendis une tasse de café. Il me demanda dans un sourire taquin si j'avais changé de fournisseur de café. Je lui stipulais que oui, c'était de l'arabica tandis que l'autre était du robusta (je n'allais pas lui avouer que mon visiteur avait berné son vigile). De retour de cette virée lyrique au Mexique, nous en revînmes à notre enquête.

 De retour au bureau, il avait été contacté par les scientifiques de la criminelle. Ils avaient enfin une piste pour l'arme utilisée. Il s'agissait d'une arme datant du XVIIIème siècle que l'on nommait dague des templiers. Ce qui était le plus troublant c'est quand il m'informa du nom de notre prochain rendez-vous: Luigi Marco professeur à l'Université de Cambridge, spécialisé dans l'armement au XVIIIème siècle. Je regardais l'inspecteur, interloquée. Il me confirma qu'il s'agissait du même homme dont Monsieur Bartoloméo avait parlé. On commençait enfin à avancer. Je fus déçue quand Monsieur Stylet m'indiqua que nous ne rencontrerions cet individu que le lendemain car celui-ci s'était rendu à un séminaire en Cornouailles. Ce pays me semblait si terrifiant, même le nom me faisait hérisser les poils. Heureusement que c'était lui qui venait à nous et non le contraire.

 L'inspecteur me posa enfin la question qui le turlupinait depuis un moment:"- avez-vous reçu de la visite?". je répondais par la négative et lui fis remarquer que si ce fut le cas son agent l'en aurait informé. Il me sourit, cette fois, de manière forcée. Il m'indiqua que c'était pour ma sécurité,et bla blabla. Je n'écoutais déjà plus son monologue. J'étais partie dans mes réflexions quand il me salua et me pria de faire attention et de bien fermer la porte à clé. Il se faisait tard et il se rendait donc dans ses quartiers. Si j'avais besoin de quoique ce fut, je pouvais l'appeler.

 Je lui demandais s'il était possible de visiter l'appartement de Stella. Cela sembla le désarçonner. Mais en une demie-seconde, il recouvra une mine enjouée et me répondit que les agents n'avaient rien vu d'inhabituel chez elle. Mais si j'y tenais, il organiserait la visite.

 Je refermais la porte derrière lui et regardais l'heure affichée sur ma montre. Il était déjà vingt et une heure. Je décidai de téléphoner à Monsieur Bartoloméo. Je composais le numéro et entendis les tonalités. J'étais sur le point de raccrocher quand une voix douce me répétait:"allo! allo!".....

Rédigé par alapage

Publié dans #Once upon a time...

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