Dis raconte moi une histoire (suite)

Publié le 25 Septembre 2010

 Voyant que l'inspecteur n'ouvrait pas la bouche, je pris donc l'initiative de me présenter. L'homme se tourna vers moi et se présenta à son tour. L'inspecteur reprenant forme humaine, salua son interlocuteur. Il s'excusa platement et gauchement pendant un laps de temps incommensurable. Il en devenait pathétique. Ni tenant plus, mon pied vint cogner violemment son tibia. Après un léger cri de surprise, il proposa à Monsieur Bartoloméo de répondre à quelques questions, si bien entendu son emploi du temps lui permettait. J'avais envie de préciser à ce flic que nous étions peut-être en face d'un meurtrier et lui ne pouvait s'empêcher de lui faire des courbettes. Cela me faisait bouillir intérieurement, j'essayais de garder une certaine constance face à ce canular d' interrogatoire.

 -"Monsieur Bartoloméo, connaissiez-vous Stella?

 - oui, j'ai organisé quelques soirées privées auxquelles elle a participé.

 - excusez-moi d'avance d'entrer dans votre sphère privée, mais avez-vous eu des relations plus intimes avec cette jeune femme?"

 Je me retenais de hurler face à ces fanfaronnades. Pitié arrêtons la comédie.

 - "si je peux vous faire confiance et que cette discussion reste dans le domaine privé, je répondrai que oui. J'avoue que son charme était irrésistible, mais notre relation n'a pas duré autant qu'elle l'aurait espérée. Comme vous ne devez pas l'ignorer je suis marié. Je trompe parfois ma femme mais je ne la quitterai jamais. Je reste attaché au tradition et le mariage reste sacré. Mais un homme reste un homme": il finit sa conversation sur un éclat de rire entrecoupé par celui de l'inspecteur. Cette vision était surréaliste:le flic et le gangster attablés dans une arrière salle d'une douane se racontant de bonnes vieilles blagues. j'étais vraiment entrain de suivre une série télévisée de deuxième zone.

Monsieur Stylet continua son interrogatoire sur ce même ton badin.

 A la fin de cet entretien, nous pouvions retenir simplement que Stella avait eu des relations avec ce monsieur et qu'il ignorait ce qu'elle était devenue depuis le soir de leur rupture.

Avant de le laisser vaquer à ces occupations, je m'initiais dans la conversation. Je lui demandais s'il connaissait ces nouvelles relations ou s'il l'avait vu côtoyer une personne en particulier. Il nous signala un type louche qui se nommait Luigi. J'arrivais avec un sourire forcé à obtenir les coordonnées de cet individu.

L'inspecteur était choqué de mon intervention. Nous laissâmes notre invité sortir tranquillement sans lui demander s'il comptait rester longtemps à Paris. Monsieur Bartoloméo me sera la main en me glissant une carte dans la main,de manière très discrète. Il se tourna vers l'inspecteur, le remercia et partit.

 J'eus droit à une scène de Monsieur Stylet, je n'avais pas à intervenir dans ces entretiens. Il devait rester le maître, c'était son rôle, je n'étais que tolérée sur son enquête et que si mon comportement venait à se reproduire, il m'exclurait sans ménagement. Je m'excusais dans la limite du ridicule. Voyant mon malaise, il s'excusa de s'être emporté et nous décidâmes que l'incident était clos.

Pour moi, il n'était pas encore tout à fait clos. Des questions quant au comportement du flic restaient en suspend.....

Rédigé par alapage

Publié dans #Once upon a time...

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Commenter cet article

Mayo-Nèze 30/09/2010 19:31


Hummm, ça sent l'histoire de flics ripoux tout ça ??? vite la suite !