Dis raconte moi une histoire (suite)

Publié le 12 Septembre 2010

 A peine arrivée dans mon appartement, la sonnerie du téléphone retentit. Je décrochais avec une certaine angoisse. Mon interlocuteur n'était rien d'autre que l'inspecteur Stylet. Il me demandait d'où je détenais les empruntes d'une personne susceptible de tremper dans différentes affaires de meurtre non élucidées. Je croyais quoi, être dans une série américaine de seconde zone où les légistes donnent des informations à qui veut en obtenir. Je n'étais pas encore dans le bain des magouilles et ne savais pas encore choisir mes partenaires. Dés mon départ, le légiste avait prévenu l'inspecteur de ma visite. Prise à mon propre piège, je lui expliquais la situation tout en évitant de donner l'emploi effectué par mon visiteur. Je lui fis remarquer qu'il apparaissait sur la photographie du magazine et que cela m'avais surprise. Donc, j'avais eu l'idée de donner le verre aux scientifiques afin de me donner des informations concernant l'identité de cet individu. Je ne l' avais pas prévenu car j'avais une certaine appréhension quant à sa réaction. Je ne m'étais pas trompée, il hurlait, blasphémait dans mes oreilles. J'étais inconsciente et irresponsable. Mais je n'avais jamais voulu être responsable de quoique ce soit. J'avais une vie tranquille avant ce soir maudit. Je mentis par omission quand il me demanda si je devais le rencontrer à nouveau. Je l'ignorais moi-même, c'était lui qui devait me contacter.

 Il m'ordonna de lui donner toutes les informations que je récoltais. J'étais dans le même bateau que lui et nous devions ramer ensemble pour atteindre la vérité. J'acquiesçais en raccrochant.

 En attendant l'heure du rendez-vous pour l'aéroport, je sortis mon bloc et dessinais avec une certaine dextérité la forme des coups affligés à mon amie. La forme était fine et lisse mais les marques semblaient pénétrer dans la chair. On ressentait comme une retenue au niveau du poids de l'arme. On percevait le sentiment d'une lourdeur maîtrisée. C'était étrange. Si un homme était pris de démence, il aurait asséné des coups violents pour évacuer sa haine; mais là on ressentait une maîtrise parfaite de l'engin. Et ce nombre qui ne cessait de trotter dans ma tête: le chiffre du diable. Quel lien pouvait-il y avoir entre mon amie et le diable. Il fallait que je puisse dialoguer avec ses amis et voir son appartement.

D'autres questions s'imposaient: pourquoi l'inspecteur ne m'avait-il pas encore convié à visiter l'appartement de Stella? Avait-il des choses à cacher? Aurais-je pu être choquée par sa manière de vivre?

 Je n'avais plus le temps de me reposer, il fallait agir. L'heure du rendez-vous avait sonné. Je me situais sur le trottoir du commissariat afin d'attendre avec nervosité monsieur Stylet, qui apparut quelques minutes après mon arrivée....

Rédigé par alapage

Publié dans #Once upon a time...

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