Dis raconte moi une histoire (suite)

Publié le 30 Août 2010

 Je restais incrédule dans mon fauteuil. J'étais dans une impasse: que croire? surtout qui croire? Il fallait réfléchir encore et encore à tous les scénarios possible. Ne pas céder à des conclusions hâtives ou des hypothèses douteuses. Il fallait rester objective, mais face à ce débordement d'informations, de faits nouveaux et aussi de doutes; la panique reprenait le dessus.

 La première chose à faire mettre mon revolver dans mon sac avec ses munitions, fermer la porte à clef (était-ce nécessaire car mon visiteur était entré sans laisser la moindre trace d'effraction?), agir comme un vrai détective sans les outils. Je pris donc un sac de congélation, une paire de gant mappa pour garder les empruntes que l'homme avait laissé sur la tasse. Il fallait que j'en sache beaucoup plus sur cet individu qui connaissait Stella aussi bien que moi. Certes il pouvait être un de ses amis ou un de ses ennemis, à ce stade de connaissance, je ne pouvais le définir dans telle ou telle catégorie.

Je me demandais comment j'allais demander à mon voisin inspecteur de vérifier l'identité d'un tueur à gage. Plus je réfléchissais, plus mes paupières étaient lourdes.

 Je me réveillais en sursaut quand j'entendis carillonner à ma porte. Je regardais l'heure et constatais qu'il était déjà huit heures. J'avais du m'assoupir. J'ouvrais la porte encore dans un léger brouillard. C'était monsieur Stylet, fraîchement rasé et en pleine forme. Je lui proposais de prendre un café. Il accepta, s'installa sur un tabouret dans la cuisine. Il prit de mes nouvelles. Je lui confirmais que j'avais peu dormi et que j'avais pas mal cogité. Il me proposa de l'accompagner sur cette enquête, je devenais son assistante. Il me conseilla de prendre une douche et de me changer car nous allions immanquablement rencontrer des personnes importantes qui côtoyaient mon amie. Dans ce genre de milieu, on doit d'être correctement vêtu. Il n'avait pas tord. En un  tour de main, je me transformais en femme du monde sans excès. Ma tenue eue l'air de lui convenir.

 Nous devions en premier lieu repasser au commissariat pour collecter des informations quant aux circonstances du décès. Je pensais à glisser le verre dans mon sac. Durant le parcours en voiture, je me motivais pour garder mon sang froid devant le corps meurtri de mon amie. Arrivé dans le hall du commissariat, nous nous dirigeâmes directement à l'accueil, monsieur Stylet me fit faire un badge me permettant de circuler librement dans ce lieu d'investigation. Devant la porte de la morgue, je pris une grande bouffée d'oxygène sous l'oeil dubitatif de l'inspecteur. Il devait penser que j'allais encore me retrouver dans ses bras. Mais, cette fois-ci j'étais prête à tout affronter. Nous saluâmes le même médecin qui nous avait reçu la première fois. Il me regarda longuement. L'inspecteur lui confirma que je participais de très prêt à l'enquête, qu'il pouvait me faire confiance et me donner toutes les informations concernant cette affaire. Il sollicita mon approbation quant au fait de découvrir le corps. J'acquiesçais après un dernier regard au sol. Il le fallait, je devais revoir les coups portés et en connaître le nombre, l'objet qui avait été utilisé et les raisons de cet acharnement....

Rédigé par alapage

Publié dans #Once upon a time...

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