Dis raconte moi une histoire (suite)

Publié le 29 Juin 2010

 20h15 sonnait déjà quand je franchissais la porte du restaurant. Mon amie devait être arrivée à l'heure comme à son habitude. Je ne me ferais jamais à l'idée du concept de ponctualité. on m'avait souvent répété que même à l'heure de ma mort, j'aurais le culot d'arriver en retard. je leur répondais avec un aplomb sans faille que je gagnerais au moins cinq minutes de vie en plus. Je pense que cette réplique avait le don d'agacer tout le monde mais elle avait aussi le don de stopper la conversation quant à mes bonnes manières ou mon manque totale d'éducation.

 je m'approchais du maître d'hôtel afin que celui m'indique la table où mon amie avait sûrement commandé l'apéritif. Elle connaissait mes choix en matière d'alcool. je ne faisais guères dans l'originalité, une coupe de champagne brut. Pour elle,elle avait sûrement pris un Manhattan, c'est ce qui se buvait dans la jet-set actuellement. Donc quand on côtoie ce monde, il faut suivre la mode qui peut changer le matin même, souvent quand une V.I.P. avait pris une cuite la veille et qu'elle avait du mal à sans remettre. On lui conseillait de changer de breuvage, aussitôt elle obtempérait et une nouvelle mode était lancée. Trop de stress pour rester dans le monde in. Mon amie Stella ( de son vrai nom Suzette comme les crêpes avait dit son propre père restaurateur de son état) était devenue in dans le jargon du monde de la mode.

 Le maître d'hôtel, coincé dans son costume trois pièces, me demandait d'épeler mon nom afin de commettre aucune erreur. Je prononçais mon patronyme avec conviction et intonation "Sophie Leauclaire" Certes rien d'original mais facilement repérable dans toute la liste des Stella, Brenda,Brendon,John... et j'en passe. Je reconnais sans ambages qu'il ne sonne pas star américaine ou vedette de téléréalité. Après avoir compulsé sa liste, il me fit signe de le suivre. Ce que je fis avec légèreté et grâce (oui, je ressemble parfois à une femme du monde) pour mettre en lumière ma tenue vestimentaire qui m'avait coûté la bagatelle d'un  demi salaire. Quand on aime le luxe, on ne compte pas.

 Arrivée à ma table, je fus surprise de ne point voir mon amie assise. Je demandais au serveur si mon amie avait laissé un message à mon attention. Sa réponse fut nette non. intuitivement, je dégainais mon portable dernier cri, pianotais sur le clavier tactile afin de faire défiler les derniers messages, aucun provenant de Stella. Je décidais de l'attendre, pour la première fois les rôles étaient inversés....

Rédigé par alapage

Publié dans #Once upon a time...

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