Soigner les vivants et parler aux morts : Brigitte Favre

Publié le 31 Mars 2021

Soigner les vivants et parler aux morts : Brigitte Favre

Qui ne s’est jamais posé la question d’une vie ou non après la mort ? Le débat peut être fastidieux, souvent infructueux car il laisse tout à chacun le choix de croire ou non à une vie après notre existence charnelle. Brigitte Favre, par le biais de ce livre, essaie d’expliquer l’enchevêtrement de son travail de thérapeute avec celui de médium.

Elle tend à démontrer que les défunts bienveillants veillent sur les vivants et les guident vers un bien-être. Dans ces séances d’analyses, des esprits s’invitent pour dialoguer et apporter un soutien bénéfique à ses patients. Elle détermine que les objectifs de la médiumnité et la psychanalyse peuvent interagir au profit du patient.

Cependant, pour atteindre cette connexion, il faut accepter le postulat suivant : la mort n’est pas une fin en soi mais une porte ouverte vers un « état » de béatitude et de bien-être. L’enveloppe charnelle meurt et se dissout tandis que l’âme reste libre. Les morts côtoient en permanence les vivants.

Les vivants perçoivent parfois leur présence ; un parfum, un lieu fait resurgir des éléments du passé vécus avec le défunt. Brigitte Favre accompagne positivement l’acceptation du deuil.

Certes, j’admet que l’association des deux méthodes si elles apportent un réconfort au patient peut tout à fait être un plus dans le processus d’acceptation du deuil d’un être proche, mais il faut rester vigilant dans l’accompagnement des personnes fragilisées. Brigitte Favre veille à ne pas mélanger les deux techniques en confiant parfois ses patients à un collègue ou à un médium selon le rendez-vous pris dans un premier temps.

Donc libre à chacun de faire ses propres choix et d’en changer si les circonstances de la vie poussent à se repositionner sur la vie après la mort. En outre, n’hésitez pas à vous replonger dans les théories de Freud, de Jung sur l’âme et l’inconscient mais aussi les adeptes de l’hypnose comme Milton Erickson et Denise Kikou Gilliand.  

 

Les traumas, pour l’expliquer de manière très schématique, restent figés dans notre psyché sous forme d’images, d’émotions ou de pensées qui tournent en boucle. Grâce à des mouvements de « bilatéralisation » ou d’alternance entre l’hémisphère gauche de notre cerveau-siège des pensées et du rationnel- et l’hémisphère droit- siège des émotions et de la créativité, l’EMDR ramène de la fluidité. Ainsi, les deux hémisphères peuvent à nouveau communiquer de manière harmonieuse et désensibiliser les images-sensations-émotions liées au trauma. Celui-ci devient alors un souvenir non traumatique, dont la teneur peut être traitée par le cerveau. »

Si vous m’avez suivie jusque-là, vous savez maintenant que les défunts peuvent aider en thérapie, que ceux-ci s’y invitent parfois et qu’il existe une thérapie, la communication induite après la mort, qui s’appuie sur cette communication pour traiter la souffrance du deuil. Vous avez aussi lu que la communication spontanée n’est pas si rare que ça (elle touche une personne sur quatre), mais qu’avoir un contact spontané ne signifie pas pour autant être médium.

Mon expérience me montre que la psychothérapie et la médiumnité ont plusieurs points communs. Elles utilisent des paradigmes certes différents, mais visent toutes deux la guérison de l’être. Cela ne signifie bien évidemment pas qu’elles soient interchangeables ou équivalentes ou qu’elles puissent allègrement se mélanger. Mais ces pratiques peuvent s’aider l’une et l’autre.

Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Favre, #Hypnose, #vie, #mort, #deuil, #2021

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