La mort n'est que le début...de l'enquête du médecin légiste : Prof. Silke Grabherr

Publié le 13 Décembre 2020

La mort n'est que le début...de l'enquête du médecin légiste : Prof. Silke Grabherr

Un retour à la réalité qui éteint les illusions des adeptes de fictions ( Body of Proof, NCIS, Experts...). La professeure Silke Grabherr confronte le roman à la véracité du rôle primordial du médecin légiste.

Les lecteurs aguerris aiment se détendre devant une série télévisée où le tueur ou le violeur est interpellé au bout de quarante-cinq minutes. Cependant, retranscrit dans la vraie vie, les résolutions de crimes demeurent sur le travail de diverses équipes déterminées qui possèdent chacune une spécialisation. Le légiste travaille sur un corps, les enquêteurs prospectent, les juges questionnent...

 

L'auteur explique de manière limpide les techniques utilisées, le respect des scènes de crime. Elle pose les limites du médecin légiste. Elle redéfinit son rôle. La Suisse est considérée comme un pays leader en la matière; les professeurs expliquent à leurs homologues dans d'autres pays du monde les évolutions technologiques.

L'avantage de ce livre se résume comme une enquête de terrain que le lecteur s'enorgueillira d'avoir résolu.

Un livre pour comprendre les rouages d'un métier obscur et étonnant !

Et après ? Émotionnellement robuste, la jeune légiste enchaîne les scènes de crime ici ou ailleurs. Ici, la première fois, le corps qui avait longuement séjourné dans les eaux froides et glauques d'un petit lac était déjà en processus avancé de décomposition. Mais la jeune femme ne tressaille pas. Animée par la seule volonté d'élucider les causes de la mort pour donner des réponses à la famille, elle se met au travail. Parce que finalement ce qui lui importe c'est de trouver les mots justes, une raison, un motif, un coupable peut-être afin que les familles des défunts puissent faire leur deuil...

Qui sont-elles ? Des victimes de violences conjugales, de coups et blessures perpétrés dans la rue, lors d'un cambriolage ou sur le lieu de travail. Des enfants maltraités, des femmes et des hommes ayant subi une agression sexuelle. Mais aussi des personnes suspectées d'avoir commis une agression ou même un meurtre ! Pourquoi ? Parce qu'il est difficile de blesser ou même tuer une personne sans en garder de traces sur soi-même. Le médecin légiste est la personne idéale pour "lire" ce que dit un corps humain. Il a les connaissances nécessaires et les compétences pour examiner les personnes décédées, et les corps vivant n'est pas très différent (à part que le coeur bat et que la personne bouge, évidemment). Donc pourquoi ne pas lire aussi ce que les corps des victimes et des agresseurs ont à

nous dire ? Cela implique toutefois de prendre en compte un paramètre supplémentaire : leur corps ne dit pas toujours la même chose que leur bouche ! Et c'est là que se trouve la grande différence entre l'examen des morts et des vivants : les morts ne mentent pas.

Pour faire le lien entre un profil ADN de trace et celui d'une personne, il existe plusieurs codifications, ce qui rend l'interprète aveugle et élimine tout risque de "tricher" sur le résultat. Par conséquent, il est parfaitement illusoire de mettre un profil ADN dans un ordinateur et de voir, par le jeu d'un algorithme, la photographie du suspect s'afficher en quelques secondes. Cela n'existe que dans les fictions.

Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #2020, #Un petit suisse, #Favre, #Silke Grabherr, #NCIS

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