La pâtissière de Long Island de Sylvia Lott

Publié le 24 Novembre 2020

La pâtissière de Long Island de Sylvia Lott

Durant cette période de confinement, j'avais envie de voyage, de découverte et pourquoi pas d' Happy End.

Je me suis embarquée sur un paquebot en Allemagne en direction des Etats-Unis aux bras d'une charmante vieille dame. Marie dévoile au lecteur sa vie d'expatriée qu'elle n'a pas choisie mais que ses parents lui ont imposé pour l'éloigner d'une liaison amoureuse dangereuse. L'histoire se déroule dans les années 1930 avec la montée des idéologies nazies, au son de la prohibition américaine.

 

Dans ce roman, les ingrédients d'une romance sont réunis. Un bel Américain, riche tombe éperdument amoureux de Marie. Cependant son cœur est déjà pris en Allemagne, elle s'est fiancée avec Arthur (un futur directeur d'école mais de confession religieuse différente). Marie doit se confronter aux opportunités de ce nouvel eldorado américain. Sa richesse se fera grâce à une recette traditionnelle de Cheesecake. Cette recette secrète se transmet entre femme du même clan.

Un roman qui se dévore comme une bonne part de gâteau, chaleureux qui rebooste le moral ! N'hésitez pas, vous ne prendrez pas un gramme ! Vous allez vous attacher à cette tatie de 90 ans comme si elle faisait partie intégrante de votre propre famille. 

 

Elle grelotta. Elle se sentait toujours étrangère et insignifiante dans ce nouvel environnement. Pas libre. Prisonnière. La jungle dangereuse de la ville l'entourait. ça ne pourra jamais être ma patrie, ici, pensa-t-elle, ce n'est pas possible. Ce n'est qu'un passage. Mais pour où ? Vers quoi?
Elle regarda vers Manhattan et la Statue de la Liberté: La déesse de la Liberté, c'est ce qu'Arthur apercevrait en premier quand il viendrait, un jour. Marie trouvait cela bien.

Mon père avait toujours le mal du pays, a dit Maryann. Même oncle Willi a souvent parler des vertes pâtures et tante Marie, du patinage sur le canal, du thé, alors qu'il ne s'agissait pas tant du thé lui-même que d'être confortablement assis ensemble." Maryann était une femme réfléchie, elle semblait s'être beaucoup interrogée sur ses origines. "Il nous a toujours manqué quelque chose à nous, enfants d'immigrés allemands. Il y toujours eu cette nostalgie. .. Nous ne savions pas exactement ce qui nous a manqué. Pour être honnête, à ce jour, je ne le sais toujours pas. Malgré notre prospérité, nous avions le sentiment que nous étions privés de quelque chose." Elle a ajouté tout bas : "Parfois, ça me serre le coeur aujourd'hui encore..."

Tante Marie n'a pas admis non plus cette objection. "Tu vas répéter tout cela tout de suite sous ma surveillance. Là devant se trouvent une nouvelle fois tous les ingrédients pour un deuxième gâteau." Elle a enfoncé son doigt dans mon ventre, suppliante, elle m'a regardée dans les yeux. " Je veux te dire une chose : les rêves échouent par le doute, pas par l'erreur. Si cela ne marche pas immédiatement, alors contente-toi d'essayer jusqu'à ce que cela fonctionne. Parfois, cela ne tient qu'à un détail. N'aie pas peur des erreurs ! Promis ?

Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Sylvia Lott, #Roman, #un goût d'Amérique

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