Le réconciliateur : F. Scott Fitzgerald

Publié le 11 Avril 2020

Le réconciliateur : F. Scott Fitzgerald

Cet auteur a comme terrain de jeu le couple et ses aléas. 

L'histoire débute dans un hôtel de New-York dans les années 20. Deux femmes discutent de leur couple de manière anodine quand Luella lance une bombe sans précédent. Elle déteste sa vie de couple plutôt aisée. Son fils l'ennuie et son mari l'agace avec ses manies de vieux garçon qui ne veut plus sorti.

quelques semaines plus tard un grand malheur s'abat sur son foyer. Quelles décisions doit-elle prendre? dois-elle donner libre cours à sa folie de découverte ou rester auprès de cette famille qui se détruit? Seul, un docteur qu'elle déteste lui prodigue de bons conseils.

A vous de découvrir si Mrs Hemple codera à la tentation !

Dans l'histoire de Gretchen au bois dormant, F. Scott Fitzgerald redéfinit le regard de la société sur les rangs sociaux, l'image de la femme face à des caprices et enfin le rôle de l'homme dans sa mission d'offrir une sécurité sociale à sa famille. Les rôles bien définis se fendillent laissant apparaitre des angoisses, des tensions sociales et la loi du mensonge.

Le conte de Perrault a changé de tessiture pour le plus grand plaisir des lecteurs.

- Il en a horreur. D'ailleurs, il a horreur de presque tout ce que j'aime. Il a peu de goût pour le théâtre, déteste l'opéra, déteste aller danser, déteste les cocktails. Je me dis parfois qu'il déteste tout ce qui est plaisant dans la vie: Je suis restée enfermée à la maison pendant un an environ. Tant que j'attendais Chuck, puis quand je l'ai nourri, cela ne me gênait pas. Mais cette année, j'ai dit franchement à Charles que j'étais encore assez jeune pour désirer prendre du bon temps. Et depuis, nous sortons, que cela lui plaise ou non."Elle s'arrêta, songea un instant. "Il me fait tant de peine...Je ne sais pas quoi faire, Ede, mais si nous restions à la maison, c'est de moi que j'aurais pitié. Et pour t'avouer une autre vérité, je préfère qu'il soit malheureux, lui, plutôt que moi."

"Dire que c'est le lot quotidien de milliers de femmes, songea-t-elle. Faire la cuisine, s'occuper des malades, et avec ça, aller travailler!"
Mais à ses yeux, ces femmes n'étaient pas comme elle, excepté sous l'angle le plus superficiel : le fait d'avoir deux pieds et deux mains. Elle se disait cela comme elle aurait pu déclarer :"Les indigènes des mers du Sud portent un anneau dans le nez." Aujourd'hui, elle campait comme dans une cabane sous son propre toit, et elle n'appréciait pas du tout cela. Ce n'était pour elle qu'un ridicule incident.

La peur, soudain, fondit sur lui. Mille avertissements qu'il avait entendus se bousculaient dans son esprit. Il était vrai que le surmenage peut détruire un homme, et son corps et son cerveau étaient faits de la même étoffe, vulnérable et périssable. Pour la première fois, il se prit à envier l'humeur placide de George Tomkins, ses habitudes saines. Il se leva, saisi de panique, et se mit à arpenter la pièce.

Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #un goût d'Amérique, #F. Scott Fitzgerald, #couple, #image, #psychologie sociale

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