Le Sahara : Monique Vérité

Publié le 12 Janvier 2020

Le Sahara : Monique Vérité

«  Le Désert est plus beau que tout. Lui seul émeut comme la Mer. » : Colette

 

La culture est synonyme d’ouverture au monde et si ce monde était une immense étendue de sable chaud.

 

Pas de doute, le Sahara se découvre, s’admire, devient synonyme d’angoisse chez les uns ou de passion chez les autres. Dans tout cet univers, il fascine.

 

Monique Vérité revient sur cette découverte de l’occident vers l’orient. Cette aventure ne s’est pas développée en un claquement de doigt. Il a fallu des aventuriers, des baroudeurs, des religieux, des écrivains et des poètes pour nous retracer cette belle épopée.

 

L’auteur a méticuleusement sélectionné des textes retraçant ce voyage initiatique. Ce recueil permet de découvrir des auteurs méconnus et de comprendre ce désert fantasmé.

 

A lire afin de découvrir encore !

« Chaque jour nous apporte une joie, une émotion, une fête : c’est une noce où l’on brûle de la poudre ; c’est une caravane qui part, qui passe, qui revient ; ce sont des hôtes bien venus, et jamais un invité de Dieu n’a couché dehors ; c’est le conseil qui s’assemble, c’est la tribu qui change de campement ; c’est la chasse à l’autruche, au lerouy, à l’antilope, à la gazelle, avec des slouguisen relais ; au lièvre, à la perdrix, à l’outarde, avec l’oiseau de race (le faucon). (…)
Pour peu qu’un Saharien soit à son aise, il ne fait absolument rien ; travailler, c’est une honte… »
Grand Désert ou Itinéraire d’une caravane : N. Chaix

« Ils marchaient sans bruit dans le sable, lentement, sans regarder où ils allaient. Le vent soufflait continûment, le vent du désert, chaud le jour, froid la nuit. Le sable fuyait autour d’eux, entre les pattes des chameaux, fouettait le visage des femmes qui rabattaient la toile bleue sur les yeux. Les jeunes enfants couraient, les bébés pleuraient, enroulés dans la toile bleue sur le dos de leur mère. Les chameaux grommelaient, éternuaient. Personne ne savait où on allait. »
La retraite des « Hommes bleus » : Jean-Marie Gustave Le Clézio

« Notre demeure familière à nous c’est…
L’espace
Notre paradis a nous est toujours…
Par-delà l’horizon.
Nous jouons à courir derrière
Mais au fond de nous, nous savons…
Nous savons…
Que nous ne l’atteindrons jamais, mais
Qu’importe ?
Qu’importe que nous ne l’atteignions jamais
Nous le poursuivons toujours
Et notre joie est
Dans la quête.

Mammeri

Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #2019, #Favre, #Désert, #Sahara, #Monique Vérité

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