La femme d’un autre et le mari sous le lit : Fédor Dostoïevski

Publié le 29 Septembre 2019

La femme d’un autre et le mari sous le lit : Fédor Dostoïevski

Dostoïevski possède une sacrée pointe d’humour quand il ridiculise un mari jaloux. Ivan Andréiévitch est persuadé que sa femme entretient une liaison avec un autre homme.

 

Il utilise tous les stratagèmes pour la confondre mais sa quête sera vaine. Il sera ridiculisé devant l’aristocratie. 

 

Cette nouvelle dévoile l’humour grinçant de l’auteur. Pour découvrir Fédor Dostoïevski, inutile de vous acharner à lire « Les frères Karamazov » ou « Crime et Châtiment », il faut, à mon humble avis, débuter par des pépites souvent ignorées du grand public. Dans cette nouvelle, le lecteur décèle la grandeur du talent de cet illustre écrivain russe. 

 

Dans ce vaudeville, l’écrivain joue avec habilité sur le sentiment amoureux (un de ses sujets de prédilection). Ici le génie ne pousse pas l’amant dans l’armoire mais il glisse l’amant supposé et le mari déchu sous le lit d’une femme fidèle. Le trio atteint le burlesque quand le vieillard (le mari) tient conversation à son épouse dans sa propre chambre. Dans cette nouvelle (adaptable en pièce de théâtre) il ne faudra déplorer qu’un seul décès. Mais lequel ? Il n’est jamais opportun de regarder sous le lit de ces dames.

 

- « Noble jeune homme, très estimé monsieur, loin de moi la pensée que vous êtes lui ; je ne songe pas à vous salir ainsi, mais…mais me donnez-vous votre parole d’honneur que vous n’êtes pas l’amant ?... »

- « Qu’est-ce que vous parlez de moralité ? Hein, dites ?
- Eh bien, je dis que c’est immoral !
- Quoi !
- Oui, selon vous, tout mari trompé est une buse !
- Vous êtes donc le mari ? Mais je croyais que le mari était au pont de l’Ascension ? Alors qu’est-ce que cela peut vous faire ? De quoi vous Mêlez-vous ?
- Et il me semble bien, moi, que c’est vous l’amant !.... »

- « Vous jetez la perturbation partout, vous effrayez une jeune dame, une faible et timide femme qui ne sait que devenir d’épouvante, et qui va peut-être en faire une maladie ; vous déranger un honorable vieil homme, accablé d’hémorroïdes, et à qui il faut avant tout du repos, et tout cela pourquoi ? Parce que vous vous êtes mis en tête je ne sais quelle sottise au nom de laquelle vous fouinez dans tous les coins ! Comprenez-vous, comprenez-vous dans quelle sale situation vous vous êtes mis ? Le sentez-vous ? »

Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #auteur russe, #Dostoïevski Fédor, #des news

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