Une rencontre historique raconté par un enfant !

Publié le 16 Juillet 2019

Une rencontre historique raconté par un enfant !

Dans son nouveau roman "Koba", Robert Littell met en scène Léon Rozenthal, un jeune Juif livré à la lui-même et Koba, un étrange membre du Kremlin. 

Léon et d'autres enfants se trouvent abandonnés dans la Maison du quai. Léon explore les alentours pour découvrir une porte secrète qui mène à un vieil homme entouré de gardes du corps armé. Le vieil homme livre tous ses secrets sur la manière dont Staline dirige la Russie. Léon retranscrit chaque conversation sur des carnets comme Koba le lui a demandé. 

 

Dans ce huis clos, le lecteur découvre une facette plus humaine de Staline ce qui ne lui ôte pas son côté tyrannique. La structure du livre permet de lier à la fois la grande et la petite histoire. Robert Littell narre de manière détaillée et simplifiée les moments qui ont marqué l'évolution de Staline. L'auteur détaille les théories de ce dictateur sur un mode didactique.

 

Une belle bouffée d'histoire à faire lire à vos enfants pendant les vacances mais aussi aux adultes qui y trouveront aussi un intérêt historique.

Le vieux : C'est un sacré malin, notre Staline. Il a inventé les "tranches Staline ", afin que les stocks de pain puissent nourrir un plus grand nombre d'ouvriers d'usines dans les villes. Et puis il a ajouté une clause au code civil soviétique de 1934, faisant de l'homosexualité un crime, ce qui lui a valu les bonnes grâces du patriarche de l'Eglise orthodoxe russe. On lui doit aussi d'avoir protégé la révolution de Lénine et la grande socialiste contre les saboteurs qui voulaient restaurer le capitalisme.

Ce furent ces dernières paroles. J'ai tendu le bras et, pointant la serviette sur son cou épais, j'ai pressé la détente, oui je l'ai vraiment fait, et une des cinq balles a jailli de la serviette pour se loger dans son cou. Il y a eu un clic étouffé étonnement réconfortant, ne me demandez pas pourquoi, puis une volute de fumée s'est élevée de l'extrémité du rouleau d'éponge, presque comme si je lui avais tiré dessus avec la serviette de ma mère et pas avec son pistolet. J'ai aperçu dans son cou un petit trou qui n'y était pas auparavant. C'est sans doute à peu près à cet instant que l'imperméable a basculé en avant, sa tête a heurté le sol où il est resté agenouillé, en équilibre parfait, le front et les deux épaules plaqués au tapis et une trainée d'écume suintant de ses lèvres mortes.

En glissant mon bras autour de sa taille, la paume de ma main sur sa hanche, je m'étais dit, je m'en souviens, "Joseph, c'est la belle vie, n'espère pas mieux", et, par-dessus le courant, j'ai lâché un de mes poème à la face des montagnes.

Je mets mon coeur à nu devant toi
Et je tends les bras pour t'accueillir.
Tout frémissant, une fois encore,
J'entrevois devant moi la lune resplendissante !

Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Roman, #Koba, #Robert Littell

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