Etranger parmi les vifs (La guerre de la terre et des hommes) : Pascal Bacqué

Publié le 5 Mars 2019

Etranger parmi les vifs (La guerre de la terre et des hommes) : Pascal Bacqué

Rendez-vous au Train-Bleu, pour rencontrer un poète des mots qui reçoit une mission destructrice ou reconstructrice. Peter Gantyr utilise Pascal B. pour anéantir la tourbière (la terre).

 

 Pascal Bacqué, à travers ce texte, propose une nouvelle lecture de notre vision du monde, mais surtout de ce que nous en faisons. Le lecteur devient un promeneur des mots qui traverse un univers parfois hostile sous l'oeil de Churchill, au bras de Tolkien mais avec le jugement d'Hermann le Torf.

 

 J'avoue avoir eu des difficultés à comprendre le but du texte. Puis je me suis contentée de me laisser porter dans un monde onirique. Dans ce livre, s'affrontent le monde moderne avec ses contradictions et un monde spirituel qui tente d'expliquer à l'humain la portée de ses actes et son impact conscient ou inconscient sur la terre.  

Recherche de spiritualité ou de poésie, ici le lecteur sera au coeur de ce dilemme. 

J'écris, moi, une phrase, et, hors du prêche où à tout homme et tout geste est assigné un contour, musicalement se lève, d'une phrase à l'autre phrase et dans les blancs qui les séparent, la présence d'un bouquet.

Il s'agissait d'un travail intitulé La Parole des choses, qui visait à démontrer que, dans les grandes oeuvres, les choses vivent d'une vie et même d'une puissance spirituelle bien supérieures à celles des personnages, Pour se flatter d'un concept qui assurât à son travail la renommée universitaire. Il avait forgé l'expression d'objet médiationnel. Qu'il se fût agi du bâton de Prospéro, de la flûte enchantée ou du fauteuil de rotin du Coeur simple de Flaubert, il avait voulu dire que les bâtons, les bouts de bois, les horloges et les poudriers abritent une vie et un sens qui, bien mieux que les personnes (que la plupart d'entre elles), personnes de chair ou de fiction (tels Nicolas Sarkosy ou Frédéric Moreau), expriment l'âme et le mystère de création auquel nous devrions tous nous rattacher, pour n'être pas venus pour rien.

- J'ai ceci, en magasin, de Lecomte de Lisle :

Aux Modernes

Vous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein,
Plus vieux, plus décrépits que le terre inféconde,
Châtré dès le berceau par le siècle assassin
De toute passion vigoureuse et profonde.

Votre cervelle est vide autant que votre sein,
Et vous avez souillé ce misérable monde
D'un sang si corrompu, d'un souffle si malsain,
Que la mort germe seule en cette boue immonde.

Hommes, tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin
Où, sur un grand tas d'or vautrés dans quelque coin,
Ayant rongé le sol nourricier jusqu'aux roches,

Ne sachant faire rien ni des jours ni des nuits,
Noyés dans le néant des suprêmes ennuis,
Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches.

Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Pascal Bacqué, #Religion, #spiritualité, #poésie

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article