Madame Pylinska et le secret de Chopin : Eric-Emmanuel Schmitt

Publié le 22 Avril 2018

Madame Pylinska et le secret de Chopin : Eric-Emmanuel Schmitt

Je ne regarderai plus les mésanges et autres oiseaux de quelque qu' autre manière. Je prendrai le temps de contempler les feuilles et leurs ramifications. J'arrêterai d'entendre la musique et j'apprécierai le ruban qui se délira devant moi.

 

Récalcitrant à la musique classique, vous apprécierez ce cours sur l'oeuvre de Chopin. Eric-Emmanuel Schmitt, à travers des cours de piano insolite, découvre le monde de la création et ce don de soi puissant et unilatéral. Par ce biais, l'écrivain se livre, nous livre son processus de création. Dans cette quête de compréhension de l'oeuvre magistrale de Chopin, Eric-Emmanuel Schmitt délie les secrets de son enfance sur un ton poétique, parfois onirique qui ne laisse pas le lecteur insatisfait.

 

Depuis la lecture d' "Oscar et la dame rose", j'avoue me livrer à la lecture de ses romans, pièces... Douteriez-vous de mon objectivité? Lisez "Madame Pylinska et le secret de Chopin" et osez remettre en exergue mon jugement. 

La personnification du piano, dans les premiers chapitres, est juste magnifique !

 

Texte poétique, musical et terriblement romanesque!

Sitôt que j'entrais au salon, le contournant avec suspicion, je lui lançais un regard intimidateur pour qu'il demeurât à sa place et comprît que l'amitié ne nous unirait jamais ; lui feignait de ne pas me remarquer. Nous nous évitions avec un tel acharnement que notre défi empesait l'atmosphère. Le long des soirées, il écoutait nos conversations sans commenter, ce qui n'horripilait que moi, tant mes parents avaient l'habitude de sa présence obtuse.

- Liszt stupéfie. Chopin enchante. Sa virtuosité, sitôt qu'elle apparaît, s'excuse presque de sa présence et s'interrompt. Chez Liszt, la persistance dans la virtuosité constitue le spectacle ; de moyen, elle s'érige en fin : il tient à nous couper le souffle, ses oeuvres guettent les hourras, alors que Chopin explore les pouvoirs du piano, s'émerveille des sonorités qu'il y déniche, les expérimente. Liszt terrasse l'auditoire pendant que Chopin s'interroge. Liszt est un étonnant, Chopin un étonné.

J'écris en cajolant les fleurs des champs sans déranger les gouttes de rosée. J'écris en produisant des ronds dans l'eau pour guetter l'élargissement des ondes et leur évanouissement. J'écris comme l'arbre sous le vent, le tronc de l'intelligence solide et les feuillages de la sensibilité mouvants. j'écris avec le bien-être et la détente d'après l'amour, en regardant mes personnages au fond des yeux. Et je tente de vivre ainsi, dégustant chaque seconde, goûtant la mélodie des jours, me repaissant de toute note.

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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Y a quelqu'un qui m'a dit..., #Année 2018; Roman

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