Des souris et des hommes : John Steinbeck

Publié le 8 Janvier 2018

Des souris et des hommes : John Steinbeck

Une amitié hors du commun qui mène inéluctablement à la mort.

 

Lennie Small, souffrant de déficience mentale, mais cependant doté d'une force colossale, suit son ami George Milton. Ils parcourent les ranchs à la recherche d'argent pour réaliser leur rêve, s'offrir un lopin de terre et élever des lapins. Malgré les conseils avisés de George, Lennie s'attire implacablement des problèmes. Il aime caresser les belles choses. Lennie tue la femme de son patron parce qu'elle hurlait alors qu'il voulait juste lui caresser les cheveux. De cet épisode malheureux, George ne pourra le sauva.

 

Un récit court et poignant. John Steinbeck livre aux lecteurs une histoire d'amitié lumineuse et paradoxale. Jusqu'où George pourra-t-il aller pour sauver son ami d'enfance? Sans trahir cette amitié animale, Steinbeck sème les ingrédients d'une destruction inéluctable. Chaque élément de ce roman contient les prémisses d'un drame annoncé.

 

Je suis restée bouche bée devant ce drame. La structure du roman est finement ficelée et aucun ingrédient ne manque au cocktail détonant qui sonne le glas de cette histoire incroyable d'une amitié à la vie à la mort.

 

- Eh bien, on n'en a pas, dit George avec colère. T'as toujours envie de ce qu'on n'a pas. Bon Dieu, si j'étais seul, ce que la vie serait facile! J' pourrais me trouver un emploi et travailler. J'aurais pas d'embêtements. Pas la moindre difficulté, et, à la fin du mois, j'pourrais prendre mes cinquante dollars, et m'en aller faire ce que je voudrais en ville. Même, que j'pourrais passer toute la nuit au claque. J'pourrais manger où je voudrais, à l'hôtel ou ailleurs, et commander tout ce qui me viendrait à l'idée. Et je pourrais faire ça tous les mois. M'acheter un gallon de Whiskey, ou ben aller dans un café jouer aux cartes ou faire un billard.

Y a pas beaucoup de gars qui voyagent ensemble, dit-il d'un ton rêveur. J'sais pas pourquoi. Peut-être que les gens ont peur les uns des autres, dans ce sacré monde.

- J't'en fous, dis le lapin. Tu n'vaux pas la corde pour te pendre. Dieu sait que George a fait tout ce qu'il était possible de faire pour te tirer du ruisseau, mais ça n'a servi à rien. Si tu te figures que George va te laisser soigner les lapins, t'es encore plus dingo que d'habitude. Il n'fera jamais ça. Il te foutra une bonne volée de coups de bâton, voilà ce qu'il fera.

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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #un goût d'Amérique, #classique

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bibliblog 09/01/2018 09:37

Comme toi, j'ai été soufflée par ce très beau et puissant petit roman, que j'ai relu il y a peu.