Un parfait témoin: J.B. Livingstone

Publié le 10 Juin 2015

Un parfait témoin: J.B. Livingstone

Le corps sans vie d'une Lady de la gentry, sauvagement assassinée, est découvert dans son salon. Une statuette jonche sur le sol. Un témoin oculaire certifie avec exactitude avoir vu l'assassin : la meilleure amie de la victime. Scotland Yard mène l'enquête et l'accusée est très vite incarcérée.

Cette arrestation n'est pas du goût d'un ami de Lady Drusilla Wharton qui fait appel à un ancien agent dont les états de service sont irréprochables.

Higgins reprend les investigations, remonte des pistes douteuses, émet des hypothèses farfelues. Le couple emblématique composé d'Anna-Lisa et du colonel Schipper s'étiole au fil de l'enquête. Une union parfaite qui peut révélée bien des secrets.

Qui a asséné le coup fatal ? L'assassin a-t-il agit seul? Quel est donc ce mobile qui a poussé au crime?

Les étaux se resserrent, les témoins doutent, les masques tombent. L'issue de l'enquête est proche.

 

J.B. Livingstone balade encore une fois son lecteur dans des supputations qui se révèlent infondées et qui par des rapports insoupçonnés donnent de nouvelles pistes. Ce romancier arpente les rues de Londres comme un véritable guide touristique, donnant des leçons d'architecture, d'urbanisme et d'art. Il décime des règles de l'art de la guerre, rappelant les efforts des patriotes anglais. Il flagelle de manière douce mais efficace les traîtres à la patrie. L'auteur dessine au crayon forci la bourgeoisie de l'après Deuxième Guerre.

 

Dans son écriture, le mot est juste et la réplique appliquée avec efficacité. Les indices se dévoilent de manière rythmée sans farandole. Les déambulations du détective sont un moyen d'accompagner le lecteur dans sa réflexion et de rassembler les éléments du puzzle.

 

Christian Jacq (véritable nom de l'auteur) donne à l'illustre Scotland Yard un nouveau visage à travers des enquêtes intéressantes menées par un ex-inspecteur-chef Higgins. Le roman débute par la scène de crime ce qui permet de mener une enquête sur des indices déjà exploités par la première enquête.

 

Une belle enquête digne d'Agatha Christie!

Sans l'art, la vie n'avait aucun sens ; sans lui, l'histoire humaine n'aurait été qu'une longue litanie de guerres, de massacres et de tueries, une interminable liste de tyrans et de despotes qui n'avaient d'autre ambition que d'exercer le pouvoir. Drusilla Wharton haïssait Napoléon, Hitler et même les militaires anglais qui avaient semé la terreur et la désolation aux quatre coins du globe ; non, ils n'étaient pas des héros, mais des bouchers assoiffés de sang. Les vrais héros se nommaient : Fra Angelico, Dante, Léonard de Vinci, Turner, Van Gogh et tant d'autres, sans oublier les génies anonymes qui avaient orné les grottes de Lascaux ou les tombes de la Vallée des Rois.

- L'accuseriez-vous de corruption?
- Je n'aurais rien pu prouver, et vous ne pourriez rien prouver, tant d'années après les évènements ; le colonel a simplement utilisé sa position privilégiée et ses relations pour favoriser des notables anglais et des potentats locaux, lesquels lui furent reconnaissants de sa générosité ; à chaque voyage vers l'Angleterre, il emportait des pierres précieuses et autres trésors dont le fisc n'a jamais entendu parler.

- Quand vous vous êtes introduit dans son hôtel particulier, vous pensiez qu'elle était absente ; voler ses bijoux vous aurait rapporté un beau magot. Mais elle se trouvait chez elle, et vous n'avez eu d'autre solution que de la supprimer.

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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #p'tit polar entre amis

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