La fin de journée : Charles Baudelaire

Publié le 3 Octobre 2014

La fin de journée : Charles Baudelaire

 Parfois, les journées sont accablantes pour les poètes maudits qui ne trouvent le repos que dans la nuit noire et profonde. Cette fin de journée est décrite par Baudelaire comme une résurrection. Son spleen s'étouffe quand le jour décline.

 Dans tout ce sonnet, il condamne le jour pour mieux déifier la nuit. La nuit regorge de volupté et de calme. Elle devient bipolaire mais toujours rédemptrice.

 Le jour, quant à lui, n'est que bruits assourdissants et agitations. Baudelaire joue avec les sonorités en "S" qui invoque le serpent malfaisant qui "danse et se tord sans raison".

 Ce sonnet apparaît dans les "Fleurs du mal" encadrer par d'autres poèmes invoquant la mort.

Mais la nuit, ne symbolise-t-elle pas la mort de ce poète en mal de vivre?

Sous une lumière blafarde
Court, danse et se tord sans raison
La Vie, impudente et criarde.
Aussi, sitôt qu'à l'horizon

La nuit voluptueuse monte,
Apaisant tout, même la faim,
Effaçant tout, même la honte,
Le Poète se dit : " Enfin !

Mon esprit, comme mes vertèbres,
Invoque ardemment le repos ;
Le coeur plein de songes funèbres,

Je vais me coucher sur le dos
Et me rouler dans vos rideaux,
Ô rafraîchissantes ténèbres ! "

 

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Rédigé par toujoursalapage

Publié dans #Poésie

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